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Echos du ClubPosté le 01-11-2018
à 20:29:35

Merci à chacun et aux Cyclos de Saint Avé !

Claude LEPEIGNEUL a été très touché par les témoignages d'affection et de compassion que les cyclos de Saint Avé lui ont manifesté à l'occasion des obsèques de son épouse.
Il a fait part à ""La Gazette" de sa reconnaissance. Il tient à remercier le Club pour son geste et chacun pour leur présence et leurs paroles de réconfort.

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ChroniquePosté le 29-10-2018
à 19:03:44

Détour de lecture

Au détour d'un chemin de lecture, j'ai découvert avec ravissement un auteur qui dans un langage philosophique déclare son amour au vélo et à la course cycliste.
Il s'appelle Olivier HARALAMBON. Il a quitté le lycée pour aller flirter avec le cyclisme professionnel et consacrer une décennie à la course.
A trente ans il décide de raccrocher mais se pose beaucoup de questions. Alors il entre à l'Université pour y faire des études de philosophie.
Aujourd'hui écrivain-philosophe et journaliste il a publié un essai autobiographique, poétique et philosophique, "LE COUREUR ET SON OMBRE" aux éditions "Premier Parallèle".
L'ouvrage a été salué par de nombreux critiques littéraires : "Un miracle de littérature au service de la Petite Reine" - Jean-Emmanuel DECOIN.
L'écriture est exigeante, sa lecture l'est tout autant, mais il parvient à interpréter l'émotion de la première course, le frisson des descentes, les subtilités du métier, la transcendance de la souffrance, l'obsession des limites, toutes sensations que beaucoup d'entre nous vivent ou ont vécu sur le vélo et que le commun des mortels a tellement de mal à comprendre.
L'amour de la "Petite Reine" est difficile à saisir et encore plus difficile à dire.
Les "Cyclos" sont autant source de railleries que les coureurs sont source d'admiration pour leurs performances et leurs esthétiques.
Même nos proches ont parfois du mal à admettre que ce bizarre engin prenne une telle place dans nos vies. HARALAMBON juge que le vélo est la plus belle invention de l'homme et que "s'il est dépouillé, il est définitif et imperfectible".
Appuyer sur les pédales requiert de raffinés savoirs et savoir-faire que l'auteur parvient à brosser dans cet ouvrage aux approches parfois mystiques.
L'incompréhension ne vient pas que des proches, elle peut aussi venir de cyclos.
Ainsi, il y a peu, un copain de club me reprochait vertement de l'avoir "sauter sur la pancarte" alors que seul en tête il avait mené dans un remarquable et bel effort tout le peloton. A l'évidence il n'avait pas eu la chance d'avoir "appris le métier".
Je l'invite bien amicalement à lire un extrait de six pages (sur les cent cinquante) de l'ouvrage qui montre dans le chapitre "Rien moins qu'un métier" comment les courses constituent le ferment du métier.
Ces pages devraient avoir quelques échos chez ceux qui se sont ainsi forgés au cœur des pelotons.
JY.LP

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Echos du clubPosté le 29-10-2018
à 00:56:50

Claude LEPEIGNEUL dans la peine

La triste nouvelle s'est répandue dimanche matin au départ de la sortie. Notre ami, Claude LEPEIGNEUL venait de perdre son épouse des suites d'une longue maladie.
Claude, en ces moments difficiles, soit assuré de toute notre compassion et de notre amitié !
Les obsèques auront lieu, mercredi 31 octobre à 10H 30 en l'église de Pluneret.

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Golden Globe Race 2018Posté le 22-10-2018
à 01:11:08

Une vraie "Galère" pour Loïc !

Dimanche 21 octobre 23h.
Difficile de ne pas évoquer dans cette chronique la "Galère" de notre copain de club Loïc LEPAGE, parti pour une longue échappée solitaire autour de monde.
Le vent n'était pas trop fort, 25 nœuds (46,3Km/h), la mer un peu formée avec des creux de trois mètres ce samedi 20 octobre. Il avait connu pire avec Laaland...
Comme cela peut arriver à tout cyclo, il cassé comme qui dirait un gros rayon ou une manivelle qui lui servait à avancer et en plus... il a percé !
Nous avons tous connu cela, mais là c'est plus sérieux, seul au milieu de l'Océan Indien à quelques 1000 km du port le plus proche et avec chaque heure 160 litres d'eau qui prennent la place de 160 litres d'air dont sa coque a besoin pour flotter. La situation était délicate et disons même critique.
Il a pris la sage décision, non pas de faire appel à la voiture Mavic, bien trop éloignée pour réparer, mais à la voiture balais, en l'occurrence un gros cargo qui vient de se dérouter.
L'option réparation, dans un port Australien en vue d'un nouveau départ pour le cap Horn n'était pas envisageable puisque voilà notre ami Loïc transformé en "Shadock", contraint de pomper toutes les vingt minutes. Pas moyen d'accéder au trou pour y coller une rustine !
Une vraie galère on vous dit !
Allez Loïc, l'essentiel est sauvegardé, un peu de vélo avec les cyclos de Saint Avé et tu vas rapidement retrouver la pêche et puis tu pourras toujours en sortie solitaire rêver à loisir d'un survol d'albatros rendant les honneurs à ton fier et courageux "Laaland".
Tu sais, les albatros, ces... "vastes oiseaux des mers, qui suivent, indolents compagnons de voyage, le navire glissant sur les gouffres amers"... ("L'Albatros" : extraits du poème de Charles BEAUDELAIRE. 1821-1867)
JY.LP

Lundi 22 octobre 8H24 - Communiqué GGR
La récupération de Loïc est prévue dès le lever du jour le mardi 23, vers 9H. En plus du cargo, 2 bateaux et un avion seront sur zone. La manœuvre à venir est jugée délicate compte tenu des dimensions du cargo (279m de long sur 45 de large). A suivre...

Mardi 23 octobre 7H25 - Communiqué GGR
"Le navigateur solitaire français Loïc Lepage devrait évacuer de son bateau Laaland qui a démâté, aux premières heures du jour australien Mardi (23:30 UTC). A ce moment-là, le cargo Shiosai et le voilier Alizés II devraient avoir atteint la zone de Laaland dans l’Océan Indien du Sud à quelques 670 milles au Sud Ouest de Perth, Ouest Australie, et tous deux attendront sur zone un avion de recherche et de sauvetage australien P-8A avant de déclencher l’opération de sauvetage.
Les prévisions météo de la région sont bonnes -des vents de15-20 noeuds et une houle de 3 mètres. Le plan d’évacuation initial est le suivant : l’équipage du cargo Shiosai récupère Lepage qui sera dans son radeau de sauvetage attaché par une longue corde à son bateau. Francis Tolan, skipper du voilier Alizés II, un Bénéteau Océanis 43, et navigateur du tour du monde à la voile en solitaire de La Longue Route, soutiendra le dispositif de sauvetage. Si les conditions sont défavorables, alors le MV Shiosai pourrait laisser Alizés II se mettre sous le vent et récupérer Loïc à sa place.
Lepage a été briefé dans les détails par les organisateurs de la GGR et il quittera le bateau avec sa combinaison de survie et la deuxième balise EPIRB, une radio VHF, une balise de localisation personnelle et son sac d’urgence. Il a installé une lumière stroboscopique sur le pont et installé à 2 mètres à l’extérieur du bateau son Réflecteur radar gonflable Echomax.
Le Vannetais de 62 ans a aussi dégagé tous les gréements pour qu’il n’y ait aucun danger autour du bateau et il a son moteur prêt à démarrer au cas où une manœuvre serait nécessaire. Le téléphone satellite tout comme la radio VHF sont prêts à recevoir les appels.
L’avion australien de recherche et de secours restera sur zone jusqu’à évacuation finalisée."


Mardi 23 Octobre - 15H
Loïc a été récupéré, il est maintenant à bord du cargo japonnais Shiosai. Il va devoir laisser LAALAND qui finira par rejoindre les abîmes de l'océan indien.





Photo & Vidéo : Australian Maritime Safety Authority (AMSA) - La Gazette

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